110. Une révolution d’amour

Mike Parsons
assisté de Jeremy Westcott

Renverser complètement la loi

Chaque fois que Dieu fait quelque chose de nouveau, cela remet généralement en cause ce qui existe, pour la simple raison que nous devenons foncièrement habitués et attachés à nos manières de penser et d’agir.

Lorsque Jésus est venu remettre en cause toutes les normes religieuses, les institutions et personnes religieuses de Son époque l’ont complètement rejeté. Il apportait une perspective complètement nouvelle et radicale de l’Ancien Testament, en donnant une nouvelle interprétation et révélant la vérité sur son sens. Il a déclaré par exemple que « Le sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat ». Il renversait complètement les lois créées de toutes pièces par le pouvoir religieux et déclarait qu’il s’agissait de quelque chose à utiliser pour le bénéfice des gens et non pour les contrôler ou les limiter. La religion cherche toujours à garder les gens sous son contrôle et à les restreindre. Il est donc évident que les déclarations de Jésus ne risquaient pas d’être bien accueillies par l’élite religieuse. Il n’a pas fallu longtemps à cette dernière pour décider de se débarrasser de Lui, vu qu’Il menaçait sérieusement l’avenir du système religieux dont ils dépendaient.

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus déclare maintes fois : « Vous avez appris qu’il a été dit…  Eh bien, moi, je vous dis… », replaçant l’importance sur ce que les gens ressentent dans leur cœur et non l’observation de lois religieuses créées par les hommes. Il déclare en Matthieu 5:17 : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. » Seulement Il est venu l’accomplir de manière tout à fait inattendue, dans le contexte d’une relation avec Dieu et donc d’agir par amour ; au lieu du légalisme et des obligations religieuses. Les Juifs pratiquants avaient appris depuis toujours à respecter les 613 commandements créés par l’élite de leurs ancêtres, soi-disant pour les aider à vivre suivant les lois de Dieu. S’entendre dire qu’en fait ce qu’il y avait de plus important était d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée remettait en cause l’intégralité du système de vie qu’ils avaient toujours connu.

Les nouveaux modèles et valeurs du royaume des cieux qu’Il présentait défiaient complètement ceux découlant d’une perspective légaliste de l’élite religieuse. C’était tout simplement une révolution d’amour où le Roi des rois ne venait pas pour se faire servir mais pour servir. Jésus présentait par la manière même dont Il vivait, un tout nouvel exemple de leadership et d’autorité où la hiérarchie et le contrôle n’avaient pas de place.

Jésus a donné toutes les opportunités possibles aux Pharisiens, Sadducéens et enseignants de la Loi pour qu’ils abandonnent leurs notions et idées préconçues afin de Le suivre. Malheureusement, ils ont presque tous choisi d’être offensés et de voir leur système de vie menacé par la remise en cause des fondations de leur monde.

Ces structures religieuses ont été complètement renversées en 70 apr. J.-C. et ceux qui étaient déterminés à les défendre ont fini tragiquement face à l’armée romaine. En revanche, ceux qui ont décidé de vivre selon l’exemple de Jésus et de devenir Ses disciples ont écouté Ses avertissements et quitté la ville.

De nouvelles outres pour le vin nouveau

Personne ne rapièce un vieux vêtement avec un morceau d’étoffe neuve, car la pièce rapportée arracherait une partie du vieux manteau et la déchirure serait pire qu’avant. De même, on ne verse pas dans de vieilles outres du vin nouveau, sinon celles-ci éclatent, le vin se répand et les outres sont perdues. Non, on met le vin nouveau dans des outres neuves. Ainsi le vin et les outres se conservent. (Matthieu 9:16-17)

C’était la fin du vieil ordre établi et le commencement de quelque chose de tout nouveau, complètement différent des vieux rites religieux des sacrifices au temple. Nous avons déjà parlé  du vin nouveau et des nouvelles outres. Il nous faut rester très conscients de l’importance de ce sujet car, du fait de nos mentalités religieuses, nous avons malheureusement une tendance profondément enracinée de revenir aux vieilles outres.

L’outre de l’Ancienne Alliance était un temple, dans une ville, dans une nation ; avec un roi, une communauté de rois-prêtres d’une seule tribu (les Lévites) et un Grand-Prêtre d’une seule famille (celle d’Aaron).

Un tel système de médiation empêchait les gens d’accéder à Dieu par eux-mêmes : seuls les prêtres pouvaient entrer dans le tabernacle et uniquement le Grand-Prêtre accédait au Saint des Saints et ce, une seule fois par an.

Cela a encouragé un modèle de leadership descendant (contrôle de haut en bas) exactement à l’opposé de l’exemple de Jésus de leader-serviteur (soutien de bas en haut). Nous pouvons voir cet ancien système encore en opération un peu partout mais tout particulièrement dans la division entre clergé et laïcité ainsi que, sous une forme plus subtile, lorsqu’une position religieuse ou autre est héritée au sein d’une même famille, d’une génération à l’autre. Si on limite les gens artificiellement, ils risquent fort de ne pas remplir leur destinée.

Le tabernacle de David

Dans l’Ancien Testament, une personne a eu un aperçu des choses nouvelles et les a adoptées bien à l’avance, du moins pendant un certain temps, faisant de lui un précurseur. Dans le tabernacle de David, lors des louanges, on pouvait accéder librement à l’arche de l’Alliance et à la Présence de Dieu. Lorsqu’on lit ce qu’ils faisaient à l’époque, c’est assez incroyable si l’on prend en considération ce que la Loi prescrivait. Je n’ai jamais vraiment compris comment ils en étaient revenus à mettre Dieu dans une « boîte ». C’est sans doute la preuve du pouvoir de cette mentalité religieuse dont nous avons parlée. Le fait reste qu’ils sont revenus rapidement au cycle et rituel des sacrifices dans un temple tout neuf.

De rois-prêtres divins

Dans la Nouvelle Alliance, nous sommes tous appelés à être des rois-prêtres divins. Chacun d’entre nous est une nouvelle outre, une maison de Dieu et une porte des cieux. Nous opérons dans les lieux célestes et nous sommes une nation, une ville et un temple tout à la fois. Dieu demeure en nous et nous en Lui. Dans l’Ancienne Alliance, le Saint-Esprit venait sur les prophètes, les prêtres et les rois. Maintenant, il vit en nous. Nous sommes tous appelés à devenir prêtres du sacerdoce divin de l’ordre de Melchisédech, pas de l’ordre terrestre d’Aaron. Lorsque l’Ancienne Alliance est devenue obsolète, cela a marqué la fin de cet ancien système de prêtres avec leurs rôles et fonctions.

Chacun d’entre nous a une destinée, une mise en application terrestre et céleste du royaume de Dieu et de Son gouvernement. Chacun d’entre nous est une réflexion des quatre visages de Dieu (roi, prophète, prêtre et apostolique), exprimée et démontrée par rapport à ce que l’accomplissement de notre destinée couvre.

Un plan originel divin

Nous sommes aussi une nouvelle outre au niveau institutionnel. Des chrétiens peuvent former un groupe en se basant sur un plan originel divin en tant que pierres vivantes, formant un édifice divin fondé sur le royaume des cieux et reflétant son gouvernement. Ils deviennent des leaders-serviteurs, libérant les gens dans leur destinée, au lieu de les contrôler et de les limiter par l’ancien système de médiation qui empêchait l’accès à Dieu et aux lieux célestes.

Dieu vous a intégrés à l’édifice qu’il construit sur le fondement que sont les apôtres, ses prophètes et dont Jésus-Christ lui-même est la pierre principale. (Éphésiens 2:20)

Ecclésia

Et moi, je te déclare: Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise [ekklesia], contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien. Je te donnerai les clés du royaume des cieux: tout ce que tu interdiras sur la terre sera interdit aux yeux de Dieu et tout ce que tu autoriseras sur la terre sera autorisé aux yeux de Dieu. (Matthieu 16:18-19)

J’emploie de plus en plus le mot « ekklesia ou ecclésia » parce que le terme « église » ne reflète pas du tout dans notre esprit ce qu’elle est selon Dieu. Les structures et institutions de « l’église » telle que nous la connaissons sont principalement des édifices réalisés de main d’hommes et basés sur les vieilles outres. Ils ont tendance à refléter l’Ancienne Alliance et non la Nouvelle. Ne voyez pas cela comme une critique des dénominations et courants établis car nous avons fait la même chose dans le passé à Freedom. A l’époque, nous ne savions pas.

De nos jours, Jésus met en place Son Ecclésia avec des pierres vivantes de toutes sortes. Il est donc évident que les ecclésias seront partout différentes suivant leur localité et le plan originel que Dieu leur attribue.

Nous ne pouvons pas nous server d’une formule ou d’un modèle et simplement le reproduire. Dans notre prochain article, nous aborderons les caractéristiques de la nouvelle Ecclésia. Pour l’instant, acceptons simplement de convenir que tout ce qui  n’a pas une fondation reflétant ce qui existe dans les lieux célestes est une vieille outre.

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Article original en anglais

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Mike Parsons
assisté de Jeremy Westcott

Face à face

Nous avons été créés dès le départ pour connaître Dieu intimement. Dans Matthieu 22:37-38, Jésus nous déclare : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » et dans Jean 14:6 que nul ne vient au Père que par Lui. Un engagement face à face permet de recevoir la révélation de qui Dieu est véritablement (pur Amour) et permet d’exposer les contre-vérités que nous avons assimilées au fil des années. Jésus est l’expression ultime de cet Amour. De toute évidence, si cet amour ne ressemble pas à Jésus, ce n’est probablement pas Son Amour.

Dieu désire que nous apprenions la vérité sur qui Il est et qui nous sommes, en tant que Ses enfants. C’est une tactique classique de l’accusateur de nous pousser à avoir des pensées erronées sur Dieu et nous-mêmes. Tant que nous imaginerons Dieu pouvant avoir un côté négatif, nous ne Lui ferons jamais complètement confiance. Il existera toujours une certaine peur allant à l’encontre de Son Amour.

Physique quantique 1.01

Un exemple typique est le fait que, quelle qu’en soit la raison, nous croyons que Dieu ne peut pas regarder le péché et qu’Il doit détourner Son regard loin de nous. Si cela était vrai, nous ne serions pas ici ! La loi de la physique quantique 1.01 nous montre que si Dieu cessait de nous observer, nous cesserions d’exister.

Sur la croix, lorsque Jésus a crié le premier verset  du Psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il désirait attirer l’attention des gens sur le contenu de ce psaume et sa pertinence face aux évènements qui se déroulaient sous leurs yeux. Souvenez-vous qu’Il avait déclaré peu de temps auparavant à ses disciples :

« Mais l’heure vient, et elle est déjà là, où vous serez dispersés chacun de son côté et où vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. » (Jean 16:32)

Il est évident que l’heure à laquelle Il fait référence est celle de Sa crucifixion. Selon Jésus, non seulement Son Père n’a jamais détourné Son regard de Lui mais Il était là avec Lui.

La justice de Dieu

Comment avons-nous pu faire une telle erreur ? La réponse est sans doute qu’elle découle d’une bien plus grande erreur et celle-là est fondamentale. Parce qu’on nous l’a enseigné, nous croyons que sur la croix, Jésus a reçu la punition qui devait être la nôtre, souffrant la colère d’un Dieu demandant rétribution pour notre faute. Cela est inspiré de notre système de justice qui est toujours punitif. La vérité est que la justice de Dieu est toujours restauratrice. Nous reviendrons sur ce sujet plus longuement dans un article futur (déjà publié en anglais). Pour l’instant, concentrons-nous sur le véritable message de la croix puisque ce n’était pas une punition.

Le péché

Le mot grec original le plus souvent utilisé pour « péché » dans le Nouveau Testament est « hamartia ». C’est un nom (le péché) et non pas un verbe (pécher). Il s’agit du péché d’Adam et d’Eve qui ont choisi le chemin du bricolage religieux de l’arbre de la connaissance du bien et du mal plutôt que le chemin parfait de l’arbre de vie. Nous avons tous hérité d’Adam la mort spirituelle, c’est-à-dire la perte de notre relation avec Dieu et la perte de notre identité. Donc, comme Adam, nous vivons une vie qui est bien moindre que le plan originel de Dieu, nous n’arrivons pas à reconnaitre notre identité en tant qu’êtres créés à Son image.

Car le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6:23, LS), mais Dieu avait tout prévu à l’avance : Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ (1 Corinthiens 15:22, LS). Le « péché » n’a jamais eu besoin d’être puni (comme la religion veut nous le faire croire) mais confronté, pardonné et retiré. Nous ne pouvons pas gagner le pardon de Dieu par nos « bonnes actions » (c’est le chemin du bricolage religieux encore une fois). Le pardon est le cadeau de Dieu pour chacun d’entre nous, en Christ.

Le message de la réconciliation

En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. (2 Corinthiens 5:19)

Le mot grec qui a été (mal) traduit par « les hommes » dans ce verset est « kosmos » que nous utilisons pour décrire tout l’univers. Jésus est venu réconcilier et restaurer tout et tout le monde dans toute la création, pour retrouver une relation avec Dieu. C’est cela qu’Il a accompli par Sa mort et Sa résurrection. Nous partageons tous cette victoire et cette résurrection. Lorsque nous choisissons d’avoir de nouveau une relation avec Dieu, nous pouvons tous recevoir la restauration de notre identité, sachant que nous sommes acceptés, pardonnés, bénis et déclarés justes.

Puisque nous avons le même ministère de réconciliation que Jésus, choisissons de montrer amour et miséricorde envers les autres, tout comme Il l’a fait pour nous. Qui plus est, plus nous nous engageons avec le véritable Dieu, plus nous allons découvrir l’extrême profondeur, largeur, longueur et hauteur de cet amour et de cette miséricorde.

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